Les cash flows simplifiés

Dans la partie précédente sur le tableau de financement, nous avons vu comment il était possible de retracer les mouvements de trésorerie d'un exercice. En même temps, souvenons-nous : s'il y avait un indicateur à retirer du bilan, ce serait le fonds de roulement, plus que la trésorerie ! 

Tableau de financement et fonds de roulement

Reprenons le mécanisme du tableau de financement ; nous avions :

CAF - variation des stocks - variation des créances + variation des dettes à court terme +/- autres mouvements de trésorerie = variation de la trésorerie

Soit :

CAF +/- autres mouvements de trésorerie = variation de la trésorerie + variation des stocks + variation des créances - variation des dettes à court terme

Ce qui nous donne :

CAF +/- autres mouvements de trésorerie = variation du fonds de roulement

Les flux de trésorerie, dans une version simplifiée, peuvent donc nous indiquer s'il y a dégradation ou amélioration du fonds de roulement - ce qui est un des meilleurs indicateurs qui soient.

Simplifions encore...

La capacité d'autofinancement, je suppose que vous l'avez bien compris, ça n'est ni plus ni moins que l'EBE, duquel on retire les charges financières CT et moyen terme, ainsi que l'impôt sur les sociétés.

Or :

  • les charges financières à CT sont difficiles à anticiper : des ventes imprévues, un client insolvable, des fournisseurs avec de nouvelles conditions de paiement... Un rien peut les faire varier !
  • on se souvient en général assez bien des mensualités ou des annuités que l'on a à rembourser, mais travailler en dissociant les charges d'intérêt (qui entrent dans la CAF) des remboursements en capital (qui font partie des opérations de financement) peut être fastidieux ;
  • beaucoup d'entreprises sont soumises à l'impôt sur le revenu, ce qui rend alors inutile une ligne dédiée à l'IS !

Conséquence : il est souvent plus pratique de prendre comme ressource d'exploitation l'EBE plutôt que la CAF. L'EBE a le mérite d'être un indicateur bien identifié dans les soldes intermédiaires de gestion, et sur lequel il est facile de faire des simulations.

Il faut alors "aménager" un peu notre tableau de flux en considérant que les intérêts d'emprunts font partie des opérations de financement.

Et pour nos "charges diverses", rien ne nous empêche de prévoir une ligne supplémentaire dans le tableau des flux. Rappelons qu'il s'agit maintenant de travailler sur des projections financières : il n'est pas question, dans des prévisions, d'être au centime (ni même au millier d'Euros...) près !

Synthèse

EBE - charges diverses
- remboursements d'emprunts LMT + nouveaux financements LMT
- investissements + reventes d'immobilisations
- prélèvements privés ou dividendes
= Variation du Fonds de roulement

Voyons maintenant quelques applications de ce tableau des flux de trésorerie.

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